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des Pénitents de France & de Monaco

 

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Le Saint-Esprit est l'Ésprit de Dieu, qui pousse à l'action les prophètes, et d'une manière plus générale non seulement les croyants mais aussi tous les êtres humains. Il est la troisième personne de la Sainte Trinité, distinct du Père et du Fils (Jésus-Christ), mais consubstantiel à eux, c'est-à-dire partageant la même essence. Il est descendu le jour de la Pentecôte sous la forme de langues de feux sur les Apôtres et la Vierge Marie réunis au cénacle cinquante jours après Pâques. Le Saint-Esprit est le plus souvent représenté sous la forme d'une colombe, entourée de rayonnement ou de nuées, descendant sur la terre. La devise de la confrérie est SPRIRITUS SANCTUS UBI VULT SPIRAT (L'Esprit Saint souffle où il veut).

Plafond de la chapelle Sainte-Foy, Annonciation par P. Pezet 1670

Prière à la Vierge Marie par Sa Sainteté le Pape Benoît XVI

Sainte Marie, Mère de Dieu, vous avez donné au monde la vraie lumière, Jésus, votre fils - Fils de Dieu. Vous vous êtes abandonnée complètement à l'appel de Dieu et vous êtes devenue ainsi la source de la bonté qui jaillit de Lui. Montrez-nous Jésus. Guidez-nous vers Lui. Enseignez-nous à Le connaître et à L'aimer, afin que nous puissions, nous aussi, devenir capables d'un amour vrai et être sources d'eau vive au milieu d'un monde assoiffé.

(25 décembre 2005, solen. de la Nat. du Sgr)

LE SAQ DES PÉNITENTS BLANC DE MONTPELLIER

Chaque confrérie de Pénitent est indépendante aussi certaines traditions peuvent varier d'une confrérie à l'autre. Notre saq, ou sac, est un le signe extérieur de notre engagement intérieur, d'où notre attachement à le conserver intact au travers des siècles. Sa cagoule est un symbole de l'humilité qui doit régner dans la Confrérie. Il est évoqué dans plusieurs traités de liturgie et est canoniquement considéré comme un "habit en forme religieuse", c'est à dire qu'il engage symboliquement celui qui le porte. Il est béni selon une formule spécifique à chaque confrérie.

Le sac est bien plus qu'un vêtement, et tout en lui est chargé de symbole. Il remonte aux origines de nos confréries et tire son nom du "sàq" de l'Ancien-Testament, porté par le Roi David en signe de pénitence. Il est utilisé lors de toutes les cérémonies de la Confrérie, que ce soit à l'extérieur ou à l'intérieur de la chapelle. Tout comme la bure des moines, il est réalisé en toile assez grossière, souvenir de son origine médiévale et de l'humilité des Pénitents. Signe extérieur et visible de notre foi et de notre spiritualité.

 

POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS SUR LE SAC, CLIQUEZ ICI.

Étant sous la protection de la Vierge Marie, les Pénitents blancs de Montpellier ont une grande dévotion pour Mère du Sauveur. Aussi le calendrier de la Confrérie comprend-t-il les principales fêtes mariales.

 

La vie des Pénitents blancs de Montpellier est rythmée par un manuel de prière édité en 2011. Directement inspiré des livres d'heure de 1654 et 1701, il en reprend les prières quotidiennes ainsi que des prières spécifiques pour les fêtes du calendrier de la Confrérie, enrichies de celles de l'archiconfrérie du Gonfalon de Rome (à laquelle nous adhérâmes en 1928). Il comprend aussi des prières pour différentes circonstances de la vie. Bien qu'avant tout destiné aux membres de la Confrérie, tout un chacun peut l'acquérir à la chapelle . Quelques unes sont reprises dans la page prière de ce site.

 

Les Pénitents ont toujours eu une grande dévotion pour le SAINT-SACREMENT. Dans leur vie, ils s'efforcent de pratiquer la PRIÈRE, la CHARITÉ et la PÉNITENCE dans la FOI et l'ESPÉRANCE. Mais tous ces mots ont pris, dans le langage courant, un sens différent de celui qu'ils ont pour l'Église catholique. Aussi avons-nous repris quelques textes qui viennent préciser ses termes et vous aider à mieux les comprendre. Vous pouvez aussi trouver un chemin de Croix dans la section Croix de ce site. Afin de répondre aux nombreuses questions des visiteurs de la chapelle, nous avons introduit une page sur les reliques, leur culte et leur statut dans l'Église catholique. Vous le retrouverez en cliquant sur l'onglet relique au début de la page.

NOTRE CONFRÉRIE EST VOUÉE AU SAINT-ESPRIT ET SOUS LA PROTECTION DE LA VIERGE MARIE

Elle est aussi sous la protection spéciale de Sainte Foy et consacrée au Sacré-Cœur-de-Jésus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre tenue est semblable au "saq" de nos origines. Mais la capuche est désormai portée repliées dans le dos. Les Soeurs, elles ne la portent pas mais ont une mantille blanche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extrait du préambule des statuts de la confrérie des Pénitents blancs (1602) : "Notre Seigneur Jésus-Christ, la veille de sa Mort et Passion, élanceant au Ciel les flammes plus unies d'amour en faveur de son Église, présenta avec larmes et soupirs cette Requeste à Dieu son père, que "ses Élûs fussent tous un, comme il est un avec lui". L'autorité de celui qui demandoit avec la grâce de cette prière, fut de telle efficace, que depuis Credentium fuit cor unum et anima una (Depuis ce moment les croyants n'eurent qu'un cœur et qu'une âme). Tertullien rapporte qu'à cause de cette Sainte Union, les Chrétiens de son temps, enflamez de l'Esprit de Dieu s'appeloient tous Frères. Mais l'ardeur de charité s'étant peu à peu refroidie, cette Union vient à cesser, et par même moyen se perdit le nom de Fraternité : ce que s'efforçant l'Église de remettre et réparer, elle a instituée plusieurs Saintes Compagnies de Pénitens; et pour les unir intimement, les arranger sous mêmes règles leur faisant pratiquer mêmes exercices de dévotion et pénitence, et porter une même robe, ut quibus una vestit est, iisdem omnibus sit una anima, non tantum natura, sed etiam caritate (Les Pénitents portent une même robe, afin qu'ayant tous le même costume, ils ne fassent qu'une âme, non seulement par la nature , mais aussi par la charité) comme parle Saint Chrysostome. Et d'autant que la vraye cause de l'Union est le Saint Esprit, qui n'est qu'amour, le propre duquel est d'unir, et qu'icelui ne ce communique qu'à ceux qui sont assemblez en son nom. Ce fut avec un saint mouvement que cette Dévote Compagnie de Pénitens Blancs de long temps avant les malheurs de nôtre France, dressée en cette ville de Montpellier par l'inspiration du Saint Esprit, fut, par l'aide du même Auteur de tout bien, redressée et restablie en l'année mil six cens deux".

QUELQUES PRÉCISIONS SUR LA SPIRITUALITÉ DE LA CONFRÉRIE

A partir du XII° siècle l'idéal du Pénitent consistera à prier avec et pour ses confrères, à renoncer symboliquement à l'amour de soi par le port du sac qui fait disparaître son aspect physique, à regretter ses fautes avec la discipline, mais aussi à faire le don de soi à l'autre, par amour de Dieu (charité). D'autres confréries, notamment dans le monde hispanique, prendront une autre voie en insistant fortement sur les mortifications physiques publiques.

Afin de mieux faire comprendre ses termes dans un sens chrétien, voici quelques textes explicatifs sur les mots de PÉNITENCE et de PRIÈRE.

 

 

LA PÉNITENCE : Pénitence vient de pœna, la peine. Dans le language courant ce terme signifie une œuvre affligeante et pénible par laquelle le coupable d’un délit répare les destructions matérielles ou morales dont il est responsable; cette réparation se fait sous forme de travaux, de retranchement de biens matériels, de privation de liberté. Mais pour les catholiques ce terme à une signification bien différente que nous tentons d'exposer succinctement dans les lignes qui suivent.

Le premier motif de la pénitence est de satisfaire à la justice divine. La réparation due à Dieu à cause de nos péchés est – soit volontaire ; alors elle est satisfaction – soit involontaire, violente et subie; alors elle est véritablement la peine; c’est la peine de l’enfer. La pénitence commence par la reconnaissance de notre état de pécheur; il n’y a pas de vie chrétienne sans cela : « Si l’homme ne met pas ses deux mains sur sa tête et ne dit : ‘J’ai péché’, il ne peut aimer son prochain comme lui-même. » Le vrai chrétien se souvient toujours qu’il doit comparaître au tribunal du Christ et s’établit dans la crainte de l’enfer.

Le deuxième motif de la pénitence est l’amour de Dieu. Le péché est le refus de l’amour de Dieu, le refus de l’amour du Père qui nous a créés pour nous communiquer sa vie et nous faire entrer dans son intimité. Alors la pénitence n’a plus seulement pour motif la crainte de la damnation. Elle procède aussi de l’amour du Père miséricordieux. « Comme les yeux des serviteurs vers les mains de leurs maîtres, ainsi nos yeux sont-ils tournés vers Dieu notre Seigneur, jusqu’à ce qu’il ait pitié de nous. » (Ps. 122). La crainte et l’amour, se savoir coupable et pardonné : Dieu est juge et miséricordieux, sans cela la vie chrétienne est une illusion sentimentale

Notre Seigneur Jésus-Christ est « l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde ». Tous les hommes sont sauvés et délivrés de la damnation dans la mesure où ils acceptent ce salut de Jésus-Christ, ce qui se fait par l’appartenance à l’Église, par l’incorporation au Christ. Ce divin pardon nous est communiqué parce que nous sommes les membres de son Corps. Mais ce n’est pas pour nous dispenser de toute réparation. Membres du Christ, sauvés et pardonnés parce que membres de Jésus-Christ, la satisfaction du Christ devient la nôtre par deux moyens inséparables et nécessaires : les sacrements et les œuvres de la pénitence chrétienne.

La racine du péché est l’amour de soi (philautie). La pénitence est essentiellement renoncement à soi-même, à sa volonté propre. « Rien n’est aussi profitable à l’homme que de retrancher sa volonté propre. » Renoncer à sa volonté, c’est-à-dire s’appliquer à faire la volonté des autres (sauf le péché évidemment, ou ce qui est contraire au bien commun), accepter sans murmurer toute situation désagréable. Pour éviter les excès, les pénitences doivent être soumises à la charité et à la pratique du devoir d’état. Il faut les accomplir « au moment et dans la mesure qui conviennent; car ce qui est immodéré et inopportun dure peu, et ce qui dure peu est plus nuisible qu’utile. »

La Pénitence est d'abord le regret de ses pêchés, c'est se reconnaître coupable devant Dieu. Cela ne signifie pas rester dans un état de tristesse ; la tristesse, dénoncée par les Pères comme un des vices fondamentaux. Par la pénitence, le chrétien actualise en lui-même la rédemption. Bien loin de détruire la nature, la pénitence tend à la restaurer dans l’état originel, à la ressemblance de Dieu. (Texte insp. par des instructions de l'ab. b. ND de B.)

 

 

LA PRIÈRE : La prière prend sa source dans la grâce baptismale. Le baptême nous a consacrés et a établi entre nous et Dieu un lien d'amitié et de filiation. La prière n'est que l'actualisation de cette amitié, l'exercice de notre filiation divine.

Le chrétien n'est vraiment lui-même que dans la prière. Le Christ lui-même en est la meilleure démonstration. Car son être, sa relation à son Père, se manifestent justement dans sa prière. Les disciples l'ont ainsi compris quand il lui demandèrent: "Seigneur, apprenez-nous à prier!". Jésus leur a légué le Notre Père. Avant même qu'il y ait un Credo comme somme de la foi chrétienne, ce texte tout simple récapitule exactement, en forme de prière, l'essence du christianisme: cette relation entre Dieu et l'homme que le Fils unique de Dieu fait homme a établie en sa propre personne .

Notre Seigneur ne nous a pas dit : priez à telle heure, pendant tant de minutes, mais il faut prier sans cesse, sans interruption (Luc 18,1). La prière est l'annonce et le commencement de la vie éternelle à laquelle nous sommes tous appelés. C'est à quoi doit tendre tout l'effort du chrétien : "mériter de posséder, dès cette vie, comme un avant-goût, dans son corps mortel, de la vie et de la gloire du ciel. Tel est, dis-je, le terme de toute la perfection: que l'âme soit à ce point délestée des pesanteurs charnelles, qu'elle monte chaque jour vers les sublimités des réalités spirituelles, jusqu'à ce que toute sa vie, tout le mouvement du coeur deviennent une prière unique et ininterrompue." C'est pourquoi la prière n'est pas réservée à certains moments. Ce qui importe avant tout, ce n'est pas la longueur des temps de prière, c'est d'avoir l'esprit de prière. Il ne s'agit pas d'y ajouter du temps, mais de transformer tout en prière: travail manuel ou intellectuel, enseignement, promenade, conversation, repas…  (Texte insp. par des instructions de l'ab. b. ND de B.).

Mais la prière ne doit pas nous apparaître comme un idéal inaccessible à notre pauvre condition, comme une recherche d'excellence humaine. La difficulté et la secheresse dans la prière doivent aussi être offertes à notre Seigneur, car prier n'est pas toujours facile. "Il faut bien comprendre d’abord que ce n’est pas parce que la prière est agréable qu’elle est de qualité ! Et ce n’est pas parce qu’elle est aride et laborieuse qu’elle a moins de prix aux yeux de Dieu ! Et si nous venons à la prièreparce qu’elle est agréable, est-ce que nous y venons pour Dieu ou pour nous ?…" (Carmel de France)

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Pénitents blancs représentés autour de la scène de la Pentecôte (Heure des Pénitents blancs de Montpellier - XVIII° siècle.